Biographie:
Formé dans le calme de l'AS Monaco, comme Zeus fut élevé sous la protection des nymphes dans l'antre de Dicté, Thierry Henry a mûri tranquillement son football avant de faire parler la foudre, ou plus précisément la poudre pour les canonniers d'Arsenal. Auparavant, il avait tout de même fait tremblé quelques filets pour le rocher, notamment lors de la saison 97-98 où il inscrivit 7 buts en 9 matches de Champions League !
Propulsé en Coupe du Monde à l'orée de ses 21 ans, il finit meilleur buteur français avec 3 réalisations (sans oublier un tir au but réussi face à l'Italie, en quarts de finale) et signe à la Juve de Zinedine Zidane. Peu ou mal utilisé, il rejoint Arsenal et Arsène Wenger, qui va judicieusement le repositionner comme avant-centre.
Les effets se font sentir dès l'Euro 2000 : "Titi", monstrueux, est à nouveau le meilleur scoreur des bleus. En progression constante, il affole toujours plus les compteurs, jusqu'à la saison 2004 où il atteint les 30 buts en championnat et décroche le titre de Soulier d'Or européen.
Frôlant le Ballon d'Or de peu chaque année, Henry reste tributaire des performances de son club en Champions League pour atteindre la consécration suprême glanée trois fois par son idole, Marco Van Basten.
Pourtant, l'international français est considéré depuis plusieurs saisons comme un des meilleurs, si ce n'est le meilleur attaquant du monde, de par sa capacité à marquer des buts (rarement tout cuits) tout en pratiquant un jeu très altruiste (lors de la saison 2002-2003 il a même compilé 23 passes décisives pour 24 buts marqués en championnat). Et quand ses détracteurs minimisent ses performances, arguant qu'il évolue dans un championnat défensivement faible, "King Henry" sort le grand jeu en coupe d'Europe, notamment face aux équipes italiennes.
Celui qui ne se définit pas comme un buteur a pourtant dépassé Ian Wright, attaquant mythique d'Arsenal dans les années 80, au palmarès des plus grands scoreurs du club. Après avoir éliminé cette année le Real en Ligue des Champions sur une action qui fera crier au stade Santiago Bernabeu "compra lo !" (achetez-le !), Henry est activement courtisé par le FC Barcelone de Ronaldinho. Mais rien ne dit que le Gunner suivra la voie de Patrick Vieira, parti d'Arsenal pour la Juve au bout de 9 saisons. Qu'importe, Henry a déjà marqué l'histoire.
Palmarès
Soulier d'or européen en 2004 (Arsenal)
Meilleur buteur du Championnat d'Angleterre en 2002, 2004, 2005 et 2006 (Arsenal)
Meilleur Joueur du Championnat d'Angleterre 2003, 2004
Vainqueur de la Coupe du Monde en 1998 (FRANCE)
Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2003 (FRANCE)
Vainqueur du Championnat d'Europe en 2000 (FRANCE)
Vainqueur du Championnat d'Europe juniors (1996)
Champion de France en 1997 (Monaco)
Champion d'Angleterre en 2002, 2004 (Arsenal)
Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 2002, 2003 (Arsenal)
Vainqueur de la Charity Shield en 2004 (Arsenal)
Finaliste de la Ligue des champions 2006 (Arsenal)
Points forts
Il sait tout faire. Non content d'enfiler les buts comme des perles avec, notamment, la "spéciale" (frappe enroulée du droit depuis le côté gauche) qui porte son nom, Henry possède toutes les qualités requises pour décrocher dans l'axe ou sur le côté et participer à la construction du jeu. Points faibles
Sous le maillot d'Arsenal, Henry approche la perfection. En équipe de France, l'attaquant affiche des stats un peu moins à son avantage. Parfois maladroit, comme contre la Slovaquie en amical, il doit également améliorer son entente avec Zidane – qui aime comme lui décrocher sur le côté gauche – pour retrouver la réussite qui lui a permis d'inscrire 31 buts en bleu.
Points faibles
Sous le maillot d'Arsenal, Henry approche la perfection. En équipe de France, l'attaquant affiche des stats un peu moins à son avantage. Parfois maladroit, comme contre la Slovaquie en amical, il doit également améliorer son entente avec Zidane – qui aime comme lui décrocher sur le côté gauche – pour retrouver la réussite qui lui a permis d'inscrire 31 buts en bleu.